Atteindre une "séparation" des religions et de la chose publique ne fut pas que française.
Didier Vanhoutte : "Est-ce que l’un des dangers les plus graves qui menacent la laïcité n’est pas de la laisser totalement circonscrite,...
enfermée dans un "gallicanisme" hors de saison, de la croire inexportable, et de laisser le "privé" faire ce qu’il veut au sein de l’Hexagone ?...
Et si on se rendait compte en jetant un œil ailleurs qu’elle est authentiquement universelle ?
Et si la défendre aussi chez nous obligeait la puissance publique à s’assurer qu’aucun secteur totalement privé ne prenne à son égard des libertés qui la remettent en question ?
Voyons donc ces deux articles, l’un de Marianne ; l’autre de Libération.
– L’article de Marianne veut insister sur le fait que la volonté d’atteindre une "séparation" des religions et de la chose publique ne fut pas que française. Ici, c’est l’Allemagne qui est évoquée. Il y a eu aussi des tentatives ailleurs. Le 1er Amendement (1791) de la Constitution américaine (1776) tente, par exemple, de s’en approcher, mais sans y parvenir vraiment. Des militants libres penseurs anglais tenteront aussi d’obtenir cette séparation au milieu du XIXe siècle ; ils seront sévèrement punis, mais ils auront inventé le mot "secularism" bien avant que n’apparaisse le mot "laïcité" en France.
– L’article de Libération est une longue étude de la façon dont les établissements d’enseignement privés hors contrat sont financés en France. Il est fort bienvenu d’observer en détail un système volontairement opaque...
Gérard Delfau, Directeur de la collection





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