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	<title>D&#233;bats la&#239;ques</title>
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	<description>Chers lecteurs, vous &#234;tes sur le site des textes prolongeant la collection D&#233;bats la&#239;ques &#233;dit&#233;e chez L'Harmattan. Le premier site de la seule collection consacr&#233;e &#224;...</description>
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		<title>D&#233;bats la&#239;ques</title>
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		<title>Charles Mauras et le catholicisme antis&#233;mite.</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard DELFAU</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Texte INEDIT de l'ouvrage : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle, L'Harmattan, 2015, p. 64 &lt;br class='autobr' /&gt; Charles Maurras, homme politique et journaliste, n&#233; en 1868, s'engage, d&#232;s 1898 dans le camp des adversaires du capitaine Dreyfus, puis se convertit au monarchisme. Il fonde en 1905 la Ligue d'Action fran&#231;aise pour lever des fonds en faveur de L'Action fran&#231;aise, devenue l'organe de presse d'un mouvement nationaliste et violemment antir&#233;publicain, tr&#232;s implant&#233; dans les milieux catholiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/-Textes-complementaires-a-l-oeuvre-La-laicite-defi-du-XXIe-siecle-.html" rel="directory"&gt;Textes compl&#233;mentaires &#224; l'oeuvre : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/local/cache-vignettes/L150xH141/arton121-01ee5.jpg?1789470684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='141' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte INEDIT de l'ouvrage : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle, L'Harmattan, 2015, p. 64&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Charles Maurras, homme politique et journaliste, n&#233; en 1868, s'engage, d&#232;s 1898 dans le camp des adversaires du capitaine Dreyfus, puis se convertit au monarchisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il fonde en 1905 la Ligue d'Action fran&#231;aise pour lever des fonds en faveur de&lt;i&gt; L'Action fran&#231;aise&lt;/i&gt;, devenue l'organe de presse d'un mouvement nationaliste et violemment antir&#233;publicain, tr&#232;s implant&#233; dans les milieux catholiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour discr&#233;diter la R&#233;publique, il &#233;labore une th&#233;orie fumeuse, selon laquelle en son sein &#171; quatre &#201;tats conf&#233;d&#233;r&#233;s &#187; &#8211;juif, protestant, franc-ma&#231;on et m&#233;t&#232;que (&#233;tranger) &#8211; seraient en guerre permanente contre l'&#201;tat-nation. Pour lui seule la royaut&#233; permettrait de restaurer l'unit&#233; de la France. &#192; partir de 1908, il d&#233;veloppe des campagnes calomnieuses d'une rare violence contre des personnalit&#233;s r&#233;publicaines, rejoignant celles du pamphl&#233;taire d'extr&#234;me droite, L&#233;on Daudet. La guerre exacerbe encore cette d&#233;rive du mouvement nationaliste et antis&#233;mite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aussi, Pie XI se r&#233;sout, en 1926, &#224; condamner ces prises de position, ainsi que, globalement, celles de l'Action fran&#231;aise ; ce qui cr&#233;e un grand trouble chez les catholiques. Maurras soutient le r&#233;gime du mar&#233;chal P&#233;tain, qu'il qualifie de &#171; divine surprise &#187;. Il est condamn&#233; &#224; la r&#233;clusion perp&#233;tuelle pour collaboration avec l'ennemi, en 1945.&lt;br class='autobr' /&gt; Il meurt en 1952&lt;strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur Charles Maurras et la p&#233;riode 1905, lire le gros ouvrage L'Action (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur Charles Maurras et la p&#233;riode 1905, lire le gros ouvrage L'Action fran&#231;aise, culture soci&#233;t&#233; politique, sous la direction de Michel Leymarie et Jacques Pr&#233;votat, Presses Universitaires du Septentrion, 2008&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Les relations douteuses d'une certaine gauche avec Tariq Ramadan.</title>
		<link>https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/Les-relations-douteuses-d-une-certaine-gauche-avec-Tariq-Ramadan.html</link>
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		<dc:date>2016-03-04T07:57:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard DELFAU</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 8, passim de l'ouvrage L'Harmattan 2015 : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle livre page 145. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour &#233;tendre son emprise en Europe, l'islam radical dispose d'un porte-parole habile et brillant, Tariq Ramadan, petit-fils d'Hassan el Banna, fondateur des Fr&#232;res musulmans, en &#201;gypte, dans les ann&#233;es 1920. De nationalit&#233; suisse, install&#233; &#224; Bruxelles, il multiplie les articles et les livres, participe &#224; maints colloques ou commissions, notamment au Parlement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/-Textes-complementaires-a-l-oeuvre-La-laicite-defi-du-XXIe-siecle-.html" rel="directory"&gt;Textes compl&#233;mentaires &#224; l'oeuvre : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/local/cache-vignettes/L150xH141/arton122-2b9a9.jpg?1789470684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='141' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 8, passim de l'ouvrage L'Harmattan 2015 : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle livre page 145.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour &#233;tendre son emprise en Europe, l'islam radical dispose d'un porte-parole habile et brillant, Tariq Ramadan, petit-fils d'Hassan el Banna, fondateur des Fr&#232;res musulmans, en &#201;gypte, dans les ann&#233;es 1920. De nationalit&#233; suisse, install&#233; &#224; Bruxelles, il multiplie les articles et les livres, participe &#224; maints colloques ou commissions, notamment au Parlement europ&#233;en. Il s'est fait une sp&#233;cialit&#233;, celle du double-langage et des demi-v&#233;rit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'a pas son pareil pour d&#233;sapprouver mollement les crimes commis au nom de l'islam, regretter les exc&#232;s, tout en trouvant &#224; chaque fois une att&#233;nuation ou une justification aux pires d&#233;rives. Ainsi, press&#233; de condamner cette abomination qu'est la lapidation d'une femme, accus&#233;e d'adult&#232;re, par une foule hyst&#233;rique, il s'y est toujours refus&#233;. Tout au plus a-t-il conc&#233;d&#233; que les dignitaires religieux des grandes mosqu&#233;es devraient recommander un &#171; moratoire &#187; &#224; cette pratique barbare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fa&#231;on d'avaliser cette pratique&#8230; De m&#234;me, il a une position ambig&#252;e &#224; l'&#233;gard de l'homosexualit&#233;, reprenant &#224; son compte, avec mille pr&#233;cautions oratoires, la condamnation de l'islam, mais surtout &#233;vitant de se prononcer sur les violations du droit, et parfois la r&#233;pression, dont ces hommes et ces femmes sont victimes dans un certain nombre de pays musulmans. Deux attitudes qui devraient conduire les militants de droits de l'homme &#224; le juger infr&#233;quentable. Enfin, derni&#232;re illustration de sa casuistique : dans un entretien accord&#233; le 28 septembre 2014 &#224; la RTS (Radio T&#233;l&#233;vision Suisse), il condamne le soi-disant l'&#201;tat islamique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il affirme que l'on ne doit pas assimiler cette organisation &#224; l'islam. Jusque-l&#224; on peut le suivre. Mais il ajoute, dans un langage emberlificot&#233; : &#171; Le Qatar ou l'Arabie Saoudite financent surtout des groupements salafistes qui sont en amont de ce qui peut par la suite entrainer la d&#233;rive vers la violence &#187;&#8230; Une superbe d&#233;robade, ou l'art de d&#233;fausser de leurs responsabilit&#233;s les monarchies du Golfe, qui, jusqu'en 2014, ont aliment&#233; en armes et en argent ces groupes terroristes, avant de prendre leurs distances pour des raisons de rivalit&#233; internes avec l'Iran et la branche chiite de l'islam. Tariq Ramadan ne veut surtout pas se f&#226;cher avec les chefs de file du Wahhabisme, financeurs de la diffusion d'une conception fondamentaliste de l'islam en Europe, et, sans doute, m&#233;c&#232;nes de ses propres activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Caroline Fourest, dans son ouvrage &lt;i&gt;Fr&#232;re Tariq &lt;/i&gt; avait d&#233;mont&#233;, d&#232;s 2004, l'artifice de sa rh&#233;torique, au prix d'un travail consid&#233;rable de d&#233;pouillement de ses &#233;crits. Depuis, elle ne cesse d'&#234;tre prise &#224; partie, y compris par une certaine gauche ; elle est r&#233;guli&#232;rement victime de tentatives pour l'emp&#234;cher de s'exprimer. A l'Universit&#233; Libre de Bruxelles, elle a m&#234;me &#233;t&#233; menac&#233;e physiquement par des islamistes &lt;strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Invit&#233;e comme conf&#233;renci&#232;re, le 8 f&#233;vrier 2102, elle a &#233;t&#233; emp&#234;ch&#233;e de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Pourtant, elle poursuit courageusement son combat. En revanche, un certain nombre de personnalit&#233;s et d'associations de gauche et d'extr&#234;me gauche continuent &#224; entretenir des relations officielles avec Tariq Ramadan, &#224; participer &#224; ses conf&#233;rences en France, parfois m&#234;me &#224; l'inviter &#224; leurs manifestations. C'est incompr&#233;hensible pour des associations attach&#233;es aux libert&#233;s individuelles ; c'est dangereux pour la libert&#233; d'expression, et m&#233;prisant pour les femmes et les minorit&#233;s sexuelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces comportements me font penser &#224; cet &#233;v&#234;que de Fr&#233;jus, Mgr Rey, qui, durant l'&#233;t&#233; 2015, a invit&#233; la d&#233;put&#233;e FN, Marion Mar&#233;chal-Le Pen, &#224; une table ronde, o&#249; il &#233;tait lui-m&#234;me pr&#233;sent, aux c&#244;t&#233;s de repr&#233;sentants de la Manif pour tous et du Bloc identitaire. Il rompait d&#233;lib&#233;r&#233;ment la r&#232;gle r&#233;publicaine du &#171; cordon sanitaire &#187; autour de l'extr&#234;me droite, jusqu'ici &#224; peu pr&#232;s respect&#233;e par l'&#201;glise catholique. Il pr&#233;textait que dialoguer avec des adversaires vaut mieux que les ignorer&#8230; Certes, mais il est vrai que Madame Mar&#233;chal &#8211; Le Pen s'affiche aux c&#244;t&#233;s des int&#233;gristes catholiques et fait ostensiblement le p&#232;lerinage &#224; Chartres, comme aux bons vieux temps de l'Ordre moral. Il est vrai aussi que Mgr Rey, nomm&#233; par Jean-Paul II, d&#233;fend dans le d&#233;bat public des positions ultraconservatrices en mati&#232;re de bio&#233;thique et de conception de la famille ; en outre, il pourfend le &#171; relativisme culturel &#187;, h&#233;rit&#233; selon lui de la la&#239;cit&#233;. Un tel d&#233;portement de l'&#201;glise vers les th&#232;ses de la droite extr&#234;me surprend. Il a d'ailleurs suscit&#233; la r&#233;probation des &lt;i&gt;Amis de T&#233;moignage Chr&#233;tien &lt;/i&gt; et l'inqui&#233;tude de nombreux catholiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la complaisance de milieux dits progressistes et de gauche &#224; l'&#233;gard d'un porte-parole de l'islam radical surprend plus encore : qui ignore que les Fr&#232;res musulmans sont la force principale du wahhabisme saoudien dans sa p&#233;n&#233;tration en Occident ? Quel r&#233;publicain peut pactiser avec ces ennemis de la la&#239;cit&#233;, de la d&#233;mocratie, et de l'&#233;galit&#233; des droits entre les sexes ? Aussi, les errements de ces associations, telles la Ligue des droits de l'homme, la Ligue de l'enseignement, ou la F&#233;d&#233;ration de la Libre Pens&#233;e, pour ne citer que les plus importantes, interrogent&#8230;, y compris leurs adh&#233;rents de base.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Invit&#233;e comme conf&#233;renci&#232;re, le 8 f&#233;vrier 2102, elle a &#233;t&#233; emp&#234;ch&#233;e de s'exprimer&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Victor Hugo tonne contre la loi Falloux &#8211; 1850-PAGE 1/3</title>
		<link>https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/Victor-Hugo-tonne-contre-la-loi-Falloux-1850-PAGE-1-3.html</link>
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		<dc:creator>G&#233;rard DELFAU</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 3 de l'ouvrage. L'Harmattan, 2015, p.47 : La III&#232;me R&#233;publique, &#226;ge d'or de l'&#233;cole publique et de la la&#239;cit&#233;. (1879-1905). &lt;br class='autobr' /&gt; Page 1/3 &lt;br class='autobr' /&gt;
En ce 15 janvier 1850, au moment o&#249; Victor Hugo monte &#224; la tribune de l'Assembl&#233;e nationale pour combattre la loi Falloux , le mot la&#239;cit&#233; n'existe pas encore. Seul est utilis&#233; l'adjectif &#171; la&#239;que &#187;, qui s'est peu &#224; peu d&#233;tach&#233; du vocabulaire de l'&#201;glise pour renouer avec son &#233;tymologie (laos, &#171; peuple &#187; en grec) et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/-Textes-complementaires-a-l-oeuvre-La-laicite-defi-du-XXIe-siecle-.html" rel="directory"&gt;Textes compl&#233;mentaires &#224; l'oeuvre : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/local/cache-vignettes/L150xH141/arton115-43332.jpg?1789470684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='141' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 3 de l'ouvrage. L'Harmattan, 2015, p.47 : La III&#232;me R&#233;publique, &#226;ge d'or de l'&#233;cole publique et de la la&#239;cit&#233;. (1879-1905).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Page 1/3&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce 15 janvier 1850, au moment o&#249; Victor Hugo monte &#224; la tribune de l'Assembl&#233;e nationale pour combattre la loi Falloux &lt;strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Reprise partielle et actualis&#233;e du chapitre 2 de mon ouvrage, Du principe de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, le mot la&#239;cit&#233; n'existe pas encore. Seul est utilis&#233; l'adjectif &#171; la&#239;que &#187;, qui s'est peu &#224; peu d&#233;tach&#233; du vocabulaire de l'&#201;glise pour renouer avec son &#233;tymologie (laos, &#171; peuple &#187; en grec) et d&#233;signer ce qui appartient au monde profane, ce qui est s&#233;cularis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le substantif &#171; la&#239;cit&#233; &#187; n'&#233;mergera du d&#233;bat d&#233;mocratique qu'en 1870-71, selon l'un de ses inventeurs, Ferdinand Buisson. Mais, d&#233;j&#224;, dans cette Seconde R&#233;publique agonisante, dans la bouche de Victor Hugo, le concept prend forme : &#171; Je veux l'&#201;tat la&#239;que, purement la&#239;que, exclusivement la&#239;que &#187;, assure-t-il dans une formule saisissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;matique se met en place au fur et &#224; mesure que le d&#233;put&#233; d&#233;veloppe son intervention en faveur de la libert&#233; de l'enseignement public, car tel est alors l'enjeu : d&#233;nonciation du &#171; Parti cl&#233;rical &#187; qui pr&#233;tend r&#233;genter les consciences en s'assurant le monopole de l'&#233;ducation avec la complicit&#233; du pouvoir politique ; affirmation de l'ind&#233;pendance de l'&#201;tat par rapport &#224; toute religion ; revendications de la n&#233;cessaire &#171; s&#233;paration de l'&#201;glise et de l'&#201;tat &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on reste subjugu&#233; par la capacit&#233; d'anticipation, la vigueur du plaidoyer, la passion &#224; peine contenue qui l'anime. Ce discours m&#233;rite plus qu'un hommage, il vaut une relecture en forme d'entr&#233;e en mati&#232;re, avant d'entreprendre le r&#233;cit des lois instituant l'&#233;cole la&#239;que, publique, obligatoire, puis la loi de S&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons les donn&#233;es de la discussion parlementaire. Le comte Alfred de Falloux, fervent catholique et l'un des chefs de file du courant l&#233;gitimiste, a &#233;t&#233; nomm&#233;, en d&#233;cembre 1848, ministre de l'Instruction publique par Louis&#8211;Napol&#233;on, nouvellement &#233;lu pr&#233;sident de la R&#233;publique. A ce titre, il pr&#233;pare un projet de loi qui portera son nom, bien qu'il ait &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; &#224; la Chambre par son successeur, Louis de Parieu, le 14 janvier 1850. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte entend reprendre le chantier de la loi Guizot (1833) : doter les communes d'&#233;coles primaires publiques, afin d'&#233;tendre l'enseignement de base et de le rendre obligatoire. Il se propose, en outre, d'&#233;largir le r&#233;seau des &#233;tablissements scolaires du second degr&#233; encore peu nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais son v&#233;ritable objectif est politique : tirant la le&#231;on de la diffusion rapide des id&#233;es r&#233;publicaines dans le corps des instituteurs, le comte de Falloux se propose de placer l'enseignement public sous le contr&#244;le de l'&#201;glise catholique. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en fait la R&#233;volution de 1848 qui est directement vis&#233;e, c'est-&#224;-dire le r&#233;gime d&#233;mocratique que le Coup d'&#201;tat du 2 d&#233;cembre ne va d'ailleurs pas tarder &#224; abolir. Au fond ce qui se joue, c'est le maintien de la R&#233;publique. Citons quelques-uns des articles les plus significatifs du texte de loi : le Conseil sup&#233;rieur de l'Instruction publique, qui coiffe l'&#233;difice, comprend en son sein quatre archev&#234;ques (ou &#233;v&#234;ques), ainsi qu'un ministre de chaque culte reconnu depuis le Concordat de 1801, aux c&#244;t&#233;s des repr&#233;sentants de l'&#201;tat nomm&#233;s par le gouvernement.&lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#234;me architecture se retrouve au plan d&#233;partemental, ce qui donne &#224; la hi&#233;rarchie catholique la capacit&#233; de peser sur le recrutement des ma&#238;tres, d'orienter les contenus et de sanctionner la p&#233;dagogie des &#233;coles publiques. Il est pr&#233;cis&#233; que l'instituteur est soumis &#224; l'inspection de l'administration, mais aussi du &#171; maire et du cur&#233; &#187;. Bien s&#251;r, le programme comporte obligatoirement &#171; l'instruction religieuse et morale &#187; des jeunes &#233;l&#232;ves. Les &#233;coles normales, jug&#233;es subversives, sont plac&#233;es sous surveillance. L'enseignement primaire sup&#233;rieur, cr&#233;&#233; par Guizot pour offrir un d&#233;bouch&#233; aux meilleurs &#233;l&#232;ves des classes populaires, est d&#233;lib&#233;r&#233;ment minimis&#233;. Enfin, pour permettre de dissuader les plus rebelles, 5000 instituteurs font l'objet de poursuites de la part des pr&#233;fets, &#224; partir d'une autre loi de Parieu (9 janvier 1850). C'est une mise au pas, presque une mise sous tutelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons que cet enseignement communal est puissamment concurrenc&#233; par l'implantation ancienne, depuis le XVIIIe si&#232;cle, d'&#233;tablissements priv&#233;s catholiques. Ils ont &#233;t&#233; fond&#233;s par des congr&#233;gations masculines, notamment par les Fr&#232;res des &#233;coles chr&#233;tiennes et les J&#233;suites. Ils accueillent les gar&#231;ons (uniquement) et ils sont financ&#233;s par les communes. L'Article 17 de la loi Falloux met sur un pied d'&#233;galit&#233; ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/Victor-Hugo-tonne-contre-la-loi-Falloux-1850-PAGE-2-3.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;LIRE LA SUITE PAGE 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Reprise partielle et actualis&#233;e du chapitre 2 de mon ouvrage, Du principe de la&#239;cit&#233;, &#201;ditions de Paris, 2005.p.33-39.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Victor Hugo tonne contre la loi Falloux&#8211; 1850-PAGE 2/3</title>
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		<dc:creator>G&#233;rard DELFAU</dc:creator>



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&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 3 de l'ouvrage. L'Harmattan, 2015, p.47 : La III&#232;me R&#233;publique, &#226;ge d'or de l'&#233;cole publique et de la la&#239;cit&#233;. (1879-1905). &lt;br class='autobr' /&gt; ces &#171; &#233;tablissements libres &#187; avec l'&#233;cole publique. De ce moment-l&#224; date la bataille s&#233;mantique sur l'utilisation de l'&#233;pith&#232;te &#171; libre &#187; accol&#233;e &#224; un &#233;tablissement scolaire &#233;troitement d&#233;pendant de l'&#201;glise et du droit canonique&#8230; Et elle est loin d'&#234;tre gagn&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'agissant du second degr&#233;, la loi Falloux confirme la libert&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/-Textes-complementaires-a-l-oeuvre-La-laicite-defi-du-XXIe-siecle-.html" rel="directory"&gt;Textes compl&#233;mentaires &#224; l'oeuvre : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/local/cache-vignettes/L150xH141/arton117-b2437.jpg?1789470684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='141' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 3 de l'ouvrage. L'Harmattan, 2015, p.47 : La III&#232;me R&#233;publique, &#226;ge d'or de l'&#233;cole publique et de la la&#239;cit&#233;. (1879-1905).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ces &#171; &#233;tablissements libres &#187; avec l'&#233;cole publique. De ce moment-l&#224; date la bataille s&#233;mantique sur l'utilisation de l'&#233;pith&#232;te &#171; libre &#187; accol&#233;e &#224; un &#233;tablissement scolaire &#233;troitement d&#233;pendant de l'&#201;glise et du droit canonique&#8230; Et elle est loin d'&#234;tre gagn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant du second degr&#233;, la loi Falloux confirme la libert&#233; d'ouverture des coll&#232;ges, sans autre contr&#244;le de l'&#201;tat que celui portant sur les questions d'hygi&#232;ne. Les J&#233;suites s'engouffrent dans cette br&#232;che et, simultan&#233;ment, les petits s&#233;minaires d&#233;pendants des &#233;v&#234;ch&#233;s se multiplient, gr&#226;ce aux facilit&#233;s financi&#232;res octroy&#233;es par le Concordat. Enfin, l'Article 69, toujours d'actualit&#233;, offre la possibilit&#233; d'un financement de l'enseignement priv&#233; par l'argent public : &#171; Les &#233;tablissements libres peuvent obtenir des communes, des d&#233;partements ou de l'&#201;tat un local et une subvention, sans que cette subvention puisse exc&#233;der un dixi&#232;me des d&#233;penses annuelles de l'&#233;tablissement. &#187; Cette disposition n'a pas cess&#233; depuis de nourrir un contentieux. Elle a &#233;t&#233; directement &#224; l'origine de la loi Debr&#233; (1959). Elle a inspir&#233; la loi Balladur&#8211;Bayrou du 21 janvier 1994, dont l'Article deux, relatif aux subventions &#224; l'investissement par les collectivit&#233;s, a &#233;t&#233; annul&#233; par le Conseil constitutionnel, apr&#232;s une manifestation populaire d'une ampleur historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait cet expos&#233; succinct pour faire comprendre l'enjeu du d&#233;bat &#224; l'Assembl&#233;e nationale, et l'indignation de Victor Hugo, le principal intervenant de la gauche. Le po&#232;te entr&#233; en politique ne se perd pas dans une discussion technique. Il ne prend pas la peine, non plus, de souligner l'ampleur de la rupture qu'introduit ce texte de loi par rapport aux initiatives de la R&#233;volution, mais aussi de l'Empire, pour borner l'emprise de l'&#201;glise sur la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va d'embl&#233;e &#224; l'essentiel, &#224; &#171; l'id&#233;al &#187;, comme il le dit lui-m&#234;me, en exposant avec lyrisme le projet d'une &#233;cole obligatoire et gratuite, libre de toute influence, s'&#233;levant de l'enseignement de base &#224; l'universit&#233; : &#171; Un grandiose enseignement public, donn&#233; et r&#233;gl&#233; par l'&#201;tat, partant de l'&#233;cole de village et montant de degr&#233; en degr&#233; jusqu'au Coll&#232;ge de France, plus haut encore jusqu'&#224; l'Institut de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les portes de la science grandes ouvertes &#224; toutes les intelligences. Partout o&#249; il y a champ, partout o&#249; il y a un esprit, qu'il y ait un livre. &#187; Et, soucieux de marteler son message, il poursuit : &#171; Pas une commune sans une &#233;cole, pas une ville sans un coll&#232;ge, pas un chef-lieu sans une facult&#233; (&#8230;), un vaste ensemble, ou, pour mieux dire, un vaste r&#233;seau d'ateliers intellectuels lyc&#233;es, gymnases, coll&#232;ges, chaires, biblioth&#232;ques, m&#234;lant leur rayonnement sur la surface du pays, &#233;veillant partout les aptitudes et &#233;chauffant partout les vocations. &#187; Avant de conclure cet exorde sublime, il a cette formule : &#171; le c&#339;ur du peuple mis en communication avec le cerveau la France. (Longs applaudissements) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette &#233;vocation, retenons que l'enseignement qu'il appelle de ses v&#339;ux est public, &#224; la charge de l'&#201;tat et sous son contr&#244;le. Les &#201;glises n'y ont aucune place. L'ind&#233;pendance d'esprit en est la r&#232;gle. L'ind&#233;pendance d'esprit en est la r&#232;gle. L'ambition intellectuelle qui le sous-tend est immense, et si conforme &#224; la g&#233;n&#233;rosit&#233; de celui qui parle. Telle est l'&#233;cole la&#239;que id&#233;ale, dont la IIIe R&#233;publique posera les fondements. Mais, pour l'heure, la nation n'en est pas l&#224;. Victor Hugo sait bien ce que sa description a d'irr&#233;aliste au regard de la situation. Il le reconna&#238;t. Bien plus, il pr&#233;dit le pire, si le projet de loi Falloux est vot&#233;. Il en expose les cons&#233;quences : l'embrigadement de la jeunesse, le recul des id&#233;es d&#233;mocratiques. S'il conc&#232;de au camp d'en face le droit d'ouvrir des &#233;tablissements, au nom de la libert&#233; d'enseignement, il veut encadrer cette facult&#233; et, surtout, &#233;viter l'intrusion du clerg&#233; dans le fonctionnement de l'&#233;cole publique. Cette double pr&#233;occupation le conduit &#224; exprimer, sans doute pour la premi&#232;re fois &#224; la Chambre,&lt;strong&gt; le principe de la&#239;cit&#233;, et sa condition : la &#171; S&#233;paration &#187;.&lt;/strong&gt; Pour cela, il en appelle au r&#244;le de l'&#201;tat : &#171; Je veux, je le d&#233;clare, la libert&#233; de l'enseignement ; mais je veux la surveillance de l'&#201;tat &#187;, &#171; une surveillance effective &#187;, sous le contr&#244;le d'un &#201;tat neutre. Il en d&#233;duit logiquement que &#171; ni les &#233;v&#234;ques, ni les d&#233;l&#233;gu&#233;s des &#233;v&#234;ques &#187; n'ont leur place dans les instances qui, au nom de la nation, orientent le d&#233;veloppement de l'instruction publique. Et il r&#233;sume ainsi sa position : &#171; Je repousse votre loi. Je la repousse parce qu'elle confisque l'enseignement primaire, parce qu'elle d&#233;grade l'enseignement secondaire, par ce quelle abaisse le niveau de la science, parce qu'elle diminue mon pays. (Sensation.) &#187;Il aurait pu en rester l&#224;, limiter son propos &#224; l'&#233;cole...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/Victor-Hugo-tonne-contre-la-loi-Falloux-1850-PAGE-3-3.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;LIRE LA SUITE PAGE 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/Victor-Hugo-tonne-contre-la-loi-Falloux-1850-PAGE-1-3.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;RETOUR PAGE 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Victor Hugo tonne contre la loi Falloux &#8211; 1850-PAGE 3/3</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard DELFAU</dc:creator>



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&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 3 de l'ouvrage. L'Harmattan, 2015, p.47 : La III&#232;me R&#233;publique, &#226;ge d'or de l'&#233;cole publique et de la la&#239;cit&#233;. (1879-1905). &lt;br class='autobr' /&gt; Il aurait pu en rester l&#224;, limiter son propos &#224; l'&#233;cole. Or, il g&#233;n&#233;ralise : &#171; J'entends maintenir, quant &#224; moi, et, au besoin, plus profonde que jamais, cette antique et salutaire s&#233;paration , qui &#233;tait l'utopie de nos p&#232;res, et cela dans l'int&#233;r&#234;t de &#201;glise comme de l'&#201;tat. (Acclamations &#224; gauche, protestation &#224; droite.) &#187; Un peu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/-Textes-complementaires-a-l-oeuvre-La-laicite-defi-du-XXIe-siecle-.html" rel="directory"&gt;Textes compl&#233;mentaires &#224; l'oeuvre : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/local/cache-vignettes/L150xH141/arton118-241eb.jpg?1789470684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='141' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 3 de l'ouvrage. L'Harmattan, 2015, p.47 : La III&#232;me R&#233;publique, &#226;ge d'or de l'&#233;cole publique et de la la&#239;cit&#233;. (1879-1905).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il aurait pu en rester l&#224;, limiter son propos &#224; l'&#233;cole. Or, il g&#233;n&#233;ralise : &#171; J'entends maintenir, quant &#224; moi, et, au besoin, plus profonde que jamais, &lt;strong&gt;cette antique et salutaire s&#233;paration&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Soulign&#233; par moi.&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, qui &#233;tait l'utopie de nos p&#232;res, et cela dans l'int&#233;r&#234;t de &#201;glise comme de l'&#201;tat. (Acclamations &#224; gauche, protestation &#224; droite.) &#187; Un peu plus loin, il revient sur cette id&#233;e, dont il souligne l'origine r&#233;volutionnaire par la r&#233;p&#233;tition du mot &#171; p&#232;res &#187; : &#171; En un mot, je veux, je le r&#233;p&#232;te, ce que voulaient nos p&#232;res : &lt;strong&gt;l'&#201;glise chez elle et l'&#201;tat chez lui&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Idem&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. &#187; En cela, il anticipe, y compris dans le vocabulaire, sur ce qui deviendra la loi de 1905.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, ces id&#233;es &#233;taient dans l'air. Elles sont expos&#233;es au m&#234;me moment par Edgar Quinet dans son ouvrage : L'Enseignement du peuple, qui para&#238;t en 1850. Mais elles trouvent ici une formulation frappante. De plus, elles sont &#233;nonc&#233;es avec l'autorit&#233; d'un grand po&#232;te, acad&#233;micien et pair de France, longtemps monarchiste et depuis peu ralli&#233; &#224; la R&#233;publique. Elles heurtent de plein fouet la majorit&#233; de cette Chambre d&#233;vou&#233;e &#224; Louis Bonaparte, et d&#233;j&#224; consentante au coup d'&#233;tat militaire qui r&#233;tablira l'Empire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis l'orateur &#233;l&#232;ve le ton. Il se livre &#224; une d&#233;nonciation flamboyante des m&#233;faits du &#171; Parti cl&#233;rical &#187;, qu'il distingue soigneusement de l'Eglise catholique. Et, pamphl&#233;taire, il oppose Saint-Vincent-de-Paul, les petites s&#339;urs de charit&#233; s'occupant des mourants, et &#171; l'&#233;v&#234;que de Marseille au milieu des pestif&#233;r&#233;s &lt;strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Monseigneur Belsunce, &#233;v&#234;que de Marseille, dont le courage lors de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &#187;, qu'il admire, &#224; la face sombre de l'institution cl&#233;ricale qu'il r&#233;prouve : l'Inquisition et ses &#171; cinq millions de morts &#187;&lt;strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Nathan Wachtel, La logique des b&#251;chers, Librairie du XXIe si&#232;cle, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, la pers&#233;cution des autres cultes, la condamnation de Galil&#233;e et de Pascal. Il respecte la religion, dit-il, mais il condamne toutes les atteintes &#224; la libert&#233; de pens&#233;e, toutes les tentatives pour &#171; &#171; mettre un b&#226;illon &#224; l'esprit humain &#187;. Voil&#224; qui entre en r&#233;sonance avec la France d'aujourd'hui, celle de l'apr&#232;s-janvier 2015&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, interpellant ses adversaires, il encha&#238;ne avec une ode d&#233;di&#233;e &#224; la France, Patrie de la raison et des lumi&#232;res : &#171; Oui, voulez-vous que je vous dise ce qui vous importune ? C'est cette &#233;norme quantit&#233; de lumi&#232;re libre que la France d&#233;gage depuis trois si&#232;cles, lumi&#232;re toute faite de raison, lumi&#232;re plus &#233;clatante que jamais, lumi&#232;re qui fait de la nation fran&#231;aise la nation &#233;clairante, de telle sorte qu'on aper&#231;oit la clart&#233; de la France sur la face de tous les peuples de l'univers(&#8230;). Voil&#224; ce que vous voulez &#233;teindre, voil&#224; ce que nous voulons conserver. (Acclamations &#224; gauche. Rires ironiques &#224; droite.) &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s ce moment-l&#224;, le cadre conceptuel et historique de la la&#239;cit&#233; est fix&#233; &#9472; et pourtant, nous ne sommes qu'en 1850 ! R&#233;sumons : les Lumi&#232;res et la Raison comme guides ; la R&#233;forme, le Cart&#233;sianisme et la R&#233;volution, comme principales &#233;tapes de ce lent mouvement d'&#233;mancipation ; la S&#233;paration, comme moyen juridique. Et l'&#233;cole publique, comme instrument. Un peu plus loin, Victor Hugo ajoute : &#171; Ce qu'il faut &#224; la France, c'est l'ordre, mais l'ordre vivant qui est le progr&#232;s. &#187; Et il conclut son discours par cet avertissement pr&#233;monitoire : &#171; Eh bien ! Je vous le r&#233;p&#232;te avec une profonde douleur, moi qui hais les catastrophes et les &#233;croulements, je vous avertis la mort dans l'&#226;me, vous ne voulez pas le progr&#232;s, vous aurez les r&#233;volutions. &#187; Un profond tumulte accueille sa p&#233;roraison. Tandis qu'il descend de la tribune, on l'embrasse, on le f&#233;licite ou on l'insulte. Ce discours restera comme l'expression la plus achev&#233;e de la d&#233;fense et illustration de l'&#233;cole la&#239;que. De sa n&#233;cessit&#233; aussi, selon notre conception de la R&#233;publique. Mais il annonce aussi la longue marche des R&#233;publicains, durant le Second Empire, la Commune de Paris, et la p&#233;riode de l'Ordre moral. Une travers&#233;e du d&#233;sert, ponctu&#233;e d'&#233;pisodes sanglants, jusqu'&#224; la victoire de Gambetta et l'&#233;lection de Jules Gr&#233;vy &#224; la pr&#233;sidence de la R&#233;publique, entre 1877 et 1879, le v&#233;ritable d&#233;but de la IIIe R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/Victor-Hugo-tonne-contre-la-loi-Falloux-1850-PAGE-1-3.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;RETOUR PAGE 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/Victor-Hugo-tonne-contre-la-loi-Falloux-1850-PAGE-2-3.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;RETOUR PAGE 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Soulign&#233; par moi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Idem&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Monseigneur Belsunce, &#233;v&#234;que de Marseille, dont le courage lors de la grande &#233;pid&#233;mie de peste, en 1720, fit l'admiration de tous. Lire Nathan Wachtel, La logique des b&#251;chers, Librairie du XXIe si&#232;cle, Seuil, 2009, qui montre que l'Inquisition fut la matrice des r&#233;gimes totalitaires de l'&#233;poque contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire Nathan Wachtel, La logique des b&#251;chers, Librairie du XXIe si&#232;cle, Seuil, 2009, qui montre que l'Inquisition fut la matrice des r&#233;gimes totalitaires de l'&#233;poque contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Un climat &#171; fin de si&#232;cle &#187; - PAGE 1/2</title>
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		<dc:creator>G&#233;rard DELFAU</dc:creator>



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&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 4 de l'ouvrage. L'Harmattan, 2015, P 60 : La R&#233;publique vacille, puis se reprend. (1886-1902) &lt;br class='autobr' /&gt; Un climat &#171; fin de si&#232;cle. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 1890 le climat intellectuel a chang&#233;. Les id&#233;es progressistes sont d&#233;sormais sur la d&#233;fensive. L'esprit &#171; fin de si&#232;cle &#187; incline &#224; la religiosit&#233;, voire au mysticisme, quand il ne s'attarde pas &#224; la c&#233;l&#233;bration des forces obscures, au spiritisme, &#224; l'occultisme. Satan est &#224; la mode, aussi bien dans les arts (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/-Textes-complementaires-a-l-oeuvre-La-laicite-defi-du-XXIe-siecle-.html" rel="directory"&gt;Textes compl&#233;mentaires &#224; l'oeuvre : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/local/cache-vignettes/L150xH141/arton119-4891a.jpg?1789470684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='141' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 4 de l'ouvrage. L'Harmattan, 2015, P 60 :&lt;br class='autobr' /&gt;
La R&#233;publique vacille, puis se reprend. (1886-1902)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un climat &#171; fin de si&#232;cle. &lt;strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Extrait actualis&#233; de mon ouvrage Du principe de la&#239;cit&#233;, p. 106-108, op.cit.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 1890 le climat intellectuel a chang&#233;. Les id&#233;es progressistes sont d&#233;sormais sur la d&#233;fensive. L'esprit &#171; fin de si&#232;cle &#187; incline &#224; la religiosit&#233;, voire au mysticisme, quand il ne s'attarde pas &#224; la c&#233;l&#233;bration des forces obscures, au spiritisme, &#224; l'occultisme. Satan est &#224; la mode, aussi bien dans les arts plastiques que dans la presse et la litt&#233;rature populaire. La preuve en est l'incroyable succ&#232;s que rencontre la supercherie d'un publiciste, L&#233;o Taxil &lt;strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Idem. Voir note 2, p.106&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, qui, apr&#232;s avoir &#233;puis&#233; la veine anticl&#233;ricale, se lance dans de pr&#233;tendues r&#233;v&#233;lations sur les rites d&#233;moniaques, auxquels se livrerait la Franc-ma&#231;onnerie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses publications, &#224; partir des ann&#233;es 1890, obtiennent un vif succ&#232;s, notamment aupr&#232;s du clerg&#233;, au point qu'il re&#231;oit les encouragements du Vatican. En 1897, il d&#233;voile la mystification, &#224; la grande fureur de l'&#201;glise. Mais la vogue de l'irrationnel persiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus s&#233;rieusement, les exc&#232;s du positivisme, sa propension &#224; nier toute dimension spirituelle dans l'activit&#233; humaine, sa croyance na&#239;ve dans la science, qui tourne trop souvent au scientisme, sa tendance &#224; r&#233;duire la morale &#224; quelques lieux communs de la vie en soci&#233;t&#233;, toutes ces d&#233;rives ont g&#233;n&#233;r&#233; une d&#233;fiance envers l'h&#233;ritage des Lumi&#232;res et l'&#339;uvre d'Auguste Comte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par contrecoup, le catholicisme retrouve une audience au sein de l'universit&#233;, chez les &#233;crivains et les artistes, comme dans les professions lib&#233;rales. Significative, &#224; cet &#233;gard, est la conversion bruyante du critique litt&#233;raire et acad&#233;micien, Ferdinand Bruneti&#232;re, en 1895, apr&#232;s une visite &#224; Rome. &#192; son retour, il donne &#224; la Revue des deux mondes un article retentissant sur les &#171; faillites partielles de la Science &#187;. Il ne cessera plus de creuser ce sillon, par ses conf&#233;rences et ses articles, pour en d&#233;duire le &#171; besoin de croire &#187; et justifier son adh&#233;sion &#224; la foi chr&#233;tienne. Il s'attire, d&#232;s sa prise de position, de vives r&#233;pliques : &#171; Proclamer la banqueroute de la science, passe encore, dit l'un, mais faire appel au pape comme liquidateur, en v&#233;rit&#233;, cela d&#233;passe les bornes. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres choisissent une r&#233;action collective : le 4 avril 1895, a lieu, sous la pr&#233;sidence de Marcellin Berthelot, grand savant r&#233;publicain, un banquet dont le carton d'invitation porte l'inscription : &#171; Hommage &#224; la Science, source de l'affranchissement de la pens&#233;e. &#187; D'Anatole France &#224; &#201;mile Zola, le tout-Paris progressiste y participe. Mais ces convives prestigieux sont minoritaires dans l'opinion publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Plus significative encore du nouvel &#233;tat d'esprit est l'&#233;volution du romancier Joris- Karl Huysmans. Il a commenc&#233; sa carri&#232;re &#224; l'&#233;cole naturaliste avec les S&#339;urs Vatard (1879), et en collaborant aux Soir&#233;es de M&#233;dan, aux c&#244;t&#233;s d'&#201;mile Zola. Puis il s'est tourn&#233; vers le d&#233;senchantement aristocratique dans &#192; rebours (1884), cr&#233;ant un h&#233;ros d&#233;cadent et n&#233;vros&#233;, Jean des Esseintes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce dernier se d&#233;sesp&#232;re &#224; l'id&#233;e de vivre au milieu de ses semblables et il implore le secours de la Gr&#226;ce : &#171; Seigneur, prends piti&#233; du chr&#233;tien qui doute, de l'incr&#233;dule qui voudrait croire, du for&#231;at de la vie qui s'embarque seul, dans la nuit, sous un firmament que n'&#233;claire plus les consolant fanaux du vieil espoir. &#187; Un temps, l'&#233;crivain a cherch&#233; une diversion dans la magie noire : L&#224;-bas (1891) est consacr&#233; &#224; ce th&#232;me...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/Un-climat-fin-de-siecle-PAGE-2-2.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;LIRE LA SUITE PAGE 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Extrait actualis&#233; de mon ouvrage Du principe de la&#239;cit&#233;, p. 106-108, op.cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Idem. Voir note 2, p.106&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title> Un climat &#171; fin de si&#232;cle &#187; - PAGE 2/2	</title>
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		<dc:creator>G&#233;rard DELFAU</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 4 de l'ouvrage. L'Harmattan, 2015, P 60 : La R&#233;publique vacille, puis se reprend. (1886-1902) &lt;br class='autobr' /&gt; Enfin, vient la bifurcation. Il a fait un s&#233;jour &#224; La Trappe ; il a connu le monast&#232;re de Ligug&#233; ; et il engage son nouveau personnage, Durtal, dans une qu&#234;te qui le conduit &#224; l'effusion mystique, dans la p&#233;nombre de l'&#233;glise abbatiale : &#171; Oh ! Prier, prier comme les moines ! &#187;, s'&#233;crie Durtal. Plusieurs &#339;uvres jalonnent ce parcours du romancier : En route (1895), (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/-Textes-complementaires-a-l-oeuvre-La-laicite-defi-du-XXIe-siecle-.html" rel="directory"&gt;Textes compl&#233;mentaires &#224; l'oeuvre : La la&#239;cit&#233;, d&#233;fi du XXIe si&#232;cle&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/local/cache-vignettes/L150xH141/arton120-cfee5.jpg?1789470684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='141' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte compl&#233;mentaire du chapitre 4 de l'ouvrage. L'Harmattan, 2015, P 60 :&lt;br class='autobr' /&gt;
La R&#233;publique vacille, puis se reprend. (1886-1902)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Enfin, vient la bifurcation. Il a fait un s&#233;jour &#224; La Trappe ; il a connu le monast&#232;re de Ligug&#233; ; et il engage son nouveau personnage, Durtal, dans une qu&#234;te qui le conduit &#224; l'effusion mystique, dans la p&#233;nombre de l'&#233;glise abbatiale : &#171; Oh ! Prier, prier comme les moines ! &#187;, s'&#233;crie Durtal. Plusieurs &#339;uvres jalonnent ce parcours du romancier : En route (1895), La Cath&#233;drale (1898), L'Oblat (1907). Certes, cet itin&#233;raire est singulier. Comme toute aventure spirituelle et toute cr&#233;ation artistique, l'&#339;uvre de Huysmans est irr&#233;ductible &#224; l'air du temps. Elle garde sa part de myst&#232;re. Mais il n'en demeure pas moins qu'&#224; sa fa&#231;on elle t&#233;moigne de la crise morale que traverse la soci&#233;t&#233;. Au plan litt&#233;raire, le romancier prononce la liquidation du naturalisme, ce courant tout entier centr&#233; sur la description sans concession de la mis&#232;re des classes populaires. Il prend cong&#233; du v&#233;cu qui, c'est s&#251;r, se vengera. Je pense aux attentats anarchistes&#8230; Au niveau id&#233;ologique, il manifeste le recul du rationalisme et de toutes les formes de libre pens&#233;e. A le lire, l'id&#233;e la&#239;que est en &#233;chec, m&#234;me si elle continue &#224; vivre &#224; la base, au sein de l'&#233;cole publique et dans les municipalit&#233;s ou, plus discr&#232;tement, gr&#226;ce &#224; la ferveur du Grand Orient, qui s'est d&#233;finitivement affranchi, en 1877, de toute r&#233;f&#233;rence religieuse. Le mouvement de fond, profond&#233;ment optimiste, n&#233; au lendemain de l'Ordre moral, semble s'&#234;tre invers&#233;. Il resurgira, au lendemain de l'affaire Dreyfus, durant la d&#233;cade 1896-1906, qui reprend la marche en avant de la p&#233;riode Jules Ferry, et qui culmine avec la loi de s&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://acatonne.alwaysdata.net/debatslaiques/Un-climat-fin-de-siecle-PAGE-1-2.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;RETOUR PAGE 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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